Julien Chorier sur sa 2ème place à la GRAAALPS 500km : Ultra cyclisme, bikepacking et équipement durable dans les Alpes

Julien Chorier n'est pas étranger au dépassement de soi. Vétéran du trail running et des courses d'ultra-distance, il s'est récemment tourné vers le gravel et l'ultra cyclisme, s'attaquant au GRAAALPS 500km, une aventure ultra-distance en gravel qui fait le tour des Alpes autour du Mont Blanc. Il a franchi la ligne en 2e position après une course marquée par des ascensions incessantes, des orages et de longues nuits sur le vélo. Nous l'avons rencontré pour parler de la course, des doutes, et de la façon dont son kit VELOR éco-responsable et circulaire a performé sur des centaines de kilomètres de bikepacking et de cyclisme en autonomie.


Photo : Robin Issartel


Peux-tu te présenter rapidement et nous dire ce qui t'a amené au GRAAALPS cette année ?

Je suis Julien Chorier, et le trail running et les courses d'ultra-distance sont ma passion depuis de nombreuses années. Ce qui me motive, c'est de découvrir de nouveaux terrains de jeu et de me tester sur des parcours exigeants. Le GRAAALPS cochait toutes les cases : un parcours alpin engagé, un dénivelé important, une véritable aventure et une forte concurrence. C'est une course qui était sur mon radar depuis un certain temps. Le concept du Tour du Mont Blanc a également pesé dans la décision. Je l'ai parcouru plusieurs fois à vélo de route, des dizaines de fois à pied, et une fois en gravel dans l'autre sens (une version plus courte au départ de Chamonix).

Quel était ton objectif en abordant cette course : la gagner, la terminer, tester quelque chose ?

Quand on se lance dans une aventure comme celle-ci, on est là pour faire de son mieux, tout simplement. L'objectif était de viser le meilleur résultat possible tout en restant lucide sur la gestion de mon effort. En ultra-montagne, il faut constamment s'adapter. Je voulais être un acteur actif de la course du début à la fin, sans surrégime ni risques inutiles.

Comment décrirais-tu le terrain et les conditions au GRAAALPS cette année (dénivelé, météo, moments les plus difficiles) ?

Le parcours est vraiment exigeant, une succession incessante de longues montées, de descentes techniques et très peu d'occasions de vraiment récupérer. La météo a ajouté une couche de difficulté supplémentaire selon le moment de la journée, avec des changements de température qui vous obligent à gérer soigneusement votre équipement. De violents orages dans la nuit de jeudi à vendredi ont contraint à un long arrêt-abri, devant un garage, enveloppé dans une couverture de survie. Les moments les plus difficiles ont été lorsque la fatigue s'est installée, généralement après de nombreuses heures de course, quand chaque ascension semble un peu plus longue que la précédente. Et nous en avons eu beaucoup avec les longues montées vers le Cormet de Roselend, le Col du Joly et le Col de Voza, avec de longs tronçons à plus de 15 % de dénivelé.


Photo : Robin Issartel

À quel moment de la course as-tu douté de toi, et qu'est-ce qui t'a poussé à continuer ?

Sur un ultra, le doute fait partie du voyage. Il y a toujours des moments où les jambes répondent un peu moins bien, ou l'esprit commence à négocier. Dans ces moments-là, j'essaie de revenir à des choses simples : atteindre le prochain sommet ou le prochain ravitaillement, continuer à m'alimenter correctement et ne pas laisser les pensées négatives prendre le dessus. L'expérience aide aussi à relativiser, car on sait que les sensations changent constamment. Mais pour la première fois, les violents orages m'ont fait me demander si le projet était même réalisable. Heureusement, après cinq heures d'arrêt, le ciel s'est éclairci et m'a récompensé par une magnifique ascension vers le Petit Saint-Bernard au lever du soleil, une nouvelle journée commençait.

Qu'as-tu ressenti concernant ton équipement pendant l'effort (confort, frottements, thermorégulation) ?

Sur une course aussi longue, on oublie vite son équipement quand il fait bien son travail, et c'est exactement ce qui s'est passé. Le cuissard cargo a parfaitement fonctionné : pas de frottement, aucune gêne. Les poches cargo sont restées pleines tout le temps sans le moindre problème. Même chose pour le maillot RELOV : la seule chose que j'ai eu à gérer était le zip, l'ouvrant ou le fermant un peu dans les montées et les descentes pour réguler la température. Vraiment solide, et rassurant de savoir qu'il est fabriqué à partir de matériaux circulaires et éco-responsables en plus de si bien performer.


Photo : Robin Issartel

Comment te prépares-tu pour une course comme celle-ci ?

Mon approche du sport a complètement changé ces dernières années, et je considère maintenant mon entraînement comme un loisir. Je roule quand j'ai le temps, et/ou pour me rendre au bureau à vélo. Selon la motivation, je prolongerai le chemin du retour avec quelques ascensions supplémentaires. Mais je me suis concentré sur le cyclisme depuis fin février pour préparer le Bikingman Corse et ce GRAAALPS. Faire le Tour du Mont Blanc il y a deux semaines, sur deux jours, avec Scott et Jean Suplice, a été une bonne préparation et un bon test d'équipement.

Que change cette 2ème place pour la suite (objectifs, prochaine course) ?

Ce résultat confirme que le travail que j'ai accompli va dans la bonne direction, et ça me donne envie de continuer à me tester sur les plus beaux ultras. L'objectif reste le même : profiter de la montagne, rester compétitif et construire une saison autour de courses qui me motivent réellement. Et je vais d'ailleurs me réorienter un peu plus vers le trail running maintenant.

L'équipement de Julien

  • Maillot RELOV : design circulaire et éco-responsable conçu pour les longues journées en selle.
  • Cuissard Cargo Homme : le rangement et le confort sur lesquels Julien a compté pour l'ultra-cyclisme autonome et le bikepacking.

Vous voulez l'histoire complète de la course ? En savoir plus sur le projet GRAAALPS 2026 et l'aventure qui a mené Julien Chorier à travers les Alpes.

 

Qu'est-ce que le GRAAALPS ?

Le GRAAALPS est un événement de bikepacking gravel ultra-distance à travers les Alpes, se déroulant en semi-autonomie : pas de routes fermées, pas de peloton, pas de voiture de support, juste des cyclistes parcourant trois cents à huit cents kilomètres d'asphalte et de pistes non goudronnées entre les camps de base, gérant leur propre nourriture, leurs réparations et leur rythme. L'édition 2026 se déroule du 14 au 19 juillet, reliant Mandelieu-la-Napoule sur la Méditerranée à Crans-Montana en Suisse à travers la France et l'Italie, avec trois itinéraires se terminant à Crans-Montana : une traversée complète de 800 km (~21 000 m de dénivelé) via les pistes militaires italiennes et le Col du Grand Saint-Bernard, une boucle de 500 km (~12 500 m de dénivelé) construite autour du Tour du Mont Blanc, et une boucle plus courte de 300 km (~7 500 m de dénivelé) pour les cyclistes débutants dans ce format.
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