Arctic Tropic : 9 400 km du Cercle polaire arctique au Tropique du Cancer

Entretien avec Florian Moreau

Certains projets se racontent en chiffres. D'autres se racontent en paysages. Arctic Tropic, c'est les deux : 27 jours, 9 400 km à vélo, et un parcours qui traverse tous les climats que l'Europe et l'Afrique du Nord ont à offrir. Du soleil de minuit au Cap Nord aux dunes du Sahara occidental, Florian Moreau a roulé du Cercle polaire arctique au Tropique du Cancer, en course sur le parcours Northcap-Tarifa pour les deux premiers tiers du trajet. Nous l'avons retrouvé à son retour.

En bref : Florian Moreau a parcouru 9 400 km en solo du Cap Nord au Tropique du Cancer en 27 jours, en intégrant la course Northcap-Tarifa (7 400 km, en moins de 3 semaines) sur les deux premiers tiers du trajet. Un seul kit, porté quasiment tout le long : veste, gilet, maillot et cuissard Velor, plus un tour de cou fabriqué à partir de maillots de cyclisme recyclés. Zéro défaillance de matériel sur 9 400 km. Découvrir le kit →

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Le parcours : du Cap Nord au Tropique du Cancer

Peux-tu présenter le projet Arctic Tropic en quelques mots : le parcours, la distance, la durée ?

Le projet consistait à partir du Cap Nord pour rejoindre le Tropique du Cancer, dans le Sahara occidental. Pour donner une ligne claire au parcours, avec un peu de challenge en plus, j'ai décidé d'intégrer la course Northcap-Tarifa sur les deux premiers tiers. Au total, cela représentait 9 400 km, dont 7 400 km de course. Je me suis donné 4 semaines pour l'ensemble du projet, et moins de 3 semaines pour la course elle-même : le record du parcours.

Pourquoi ce parcours précis, du Cap Nord au Tropique du Cancer ?

L'idée était de relier le cercle polaire aux tropiques, pour qu'un seul et même itinéraire traverse des climats totalement opposés, ainsi qu'une immense diversité de paysages et de cultures.

Comment s'est passée la préparation, physiquement et logistiquement, avant le départ ? Qu'est-ce qui t'a le plus marqué sur ces 27 jours ?

Dans les dernières semaines, j'ai ressenti une douleur au genou. Avec mon posturologue, nous avons retravaillé ma position juste avant le départ. Je n'étais pas très confiant au départ, mais le problème s'est résolu de lui-même et je n'ai eu aucune douleur au genou pendant la course. À part ça, mon seul souci physique a été un frottement sérieux, des irritations dues à mon choix de tester une combinaison non-Velor : un modèle aérodynamique avec poche à eau intégrée. Ce choix s'est révélé être une erreur. À mi-course, j'ai dû m'arrêter pour acheter un cuissard qui n'a résolu le problème qu'en partie. Je n'ai pu récupérer un cuissard Velor qu'à l'arrivée, pour la dernière étape du voyage, la course elle-même n'autorisant aucune assistance extérieure.

À part ça, ce qui m'a le plus marqué, c'est la diversité et la beauté incroyables des paysages. Passer d'un environnement polaire estival sous le soleil de minuit, aux déserts du Sahara, en passant par les plus hauts sommets des massifs européens : ça m'aurait semblé totalement inimaginable il y a encore quelques années.

« Je n'étais pas très confiant au départ, mais le problème s'est résolu de lui-même. Le seul vrai souci est venu de la seule pièce de mon kit qui n'était pas Velor. »

Le matériel : un seul kit, 9 400 km

Quelles pièces VELOR as-tu portées sur ces 27 jours, en alternance ou en continu ?

Je suis parti avec le tour de cou fabriqué à partir de maillots de cyclisme recyclés, que je venais tout juste de recevoir, ainsi que la veste et le gilet Velor. Sur les 2 000 premiers kilomètres, ils n'ont presque pas quitté mon corps. Ensuite, ils sont devenus indispensables la nuit et dans les descentes de cols. Quant au cuissard Velor, celui avec lequel je roule habituellement, il m'a tout simplement sauvé sur les 2 000 derniers kilomètres. Je l'ai associé au maillot Velor que j'avais déjà porté plus tôt dans l'année sur la Race Around Rwanda, une course gravel de 1 000 km.

Comment le vêtement a-t-il tenu sur la distance ? Frottements, coutures, élasticité, décoloration ?

Comme toujours, je n'ai eu aucun souci avec le matériel Velor.

Y a-t-il eu un moment où tu as senti la matière s'user, ou à l'inverse, une pièce qui t'a surpris par sa tenue ?

Je n'ai jamais senti le vêtement s'user au fil des kilomètres. Le duo veste-gilet permet de rouler confortablement dans le froid. Le premier jour, il faisait un 8°C constant, à minuit comme à midi.

Comment le vêtement a-t-il géré les écarts de température entre le Cap Nord et le climat plus chaud plus au sud ?

Au Maroc, les conditions étaient chaudes mais pas extrêmes, puisque je longeais la côte atlantique. Le duo cuissard-maillot était parfait.

As-tu dû laver, sécher ou réparer quoi que ce soit en route, avec si peu de matériel ?

Pendant la course, chaque minute compte, donc je n'ai lavé mon kit que deux fois sur les 4 semaines complètes. Aucun souci particulier, à part l'épisode du cuissard mentionné plus haut.

Sur une distance pareille, qu'est-ce qui compte le plus dans un vêtement technique : le confort, la durabilité, ou la capacité à s'adapter au climat ?

Sur une distance pareille, la durabilité et la qualité comptent, mais jamais au détriment du confort et du côté pratique. L'aérodynamisme compte quand on veut aller très, très vite, mais seulement dans une certaine mesure. Au final, cette autre combinaison m'a fait perdre bien plus de temps qu'elle ne m'en a fait gagner, à cause de ses problèmes de durabilité et de confort.

  • 27 jours sur la route, une veste, un gilet, un cuissard, un maillot.
  • 9 400 km parcourus, dont 7 400 km de course.
  • 2 lavages au total sur tout le voyage.
  • 0 souci avec la moindre pièce du kit Velor, sur tous les climats du parcours.

Le climat : ce que révèlent 9 400 km de réchauffement

En traversant autant de zones climatiques en si peu de temps, qu'as-tu pu observer de tes propres yeux sur le réchauffement ?

Sans surprise, les deux endroits les plus désertiques que j'ai traversés se trouvaient au début et à la fin de mon parcours : le Cap Nord et le Sahara. Mais les signes les plus nets du changement climatique se trouvaient en réalité en France, en Andorre et en Espagne. La canicule a frappé fort, avec des températures supérieures à 40°C et d'immenses feux de forêt qui se sont déclarés juste après mon passage. Ça m'a posé beaucoup de questions.

Y a-t-il un endroit précis où le changement climatique t'a semblé particulièrement visible ?

En réalité, c'est dans le sud de l'Europe : les températures de la canicule y ont fini par dépasser celles de ma dernière semaine en Afrique. J'ai dû adapter mon rythme de sommeil en conséquence. Je préférais dormir l'après-midi et rouler la nuit pendant cet épisode de canicule.

Le vélo comme mode de déplacement implique d'aller plus lentement et de manière plus consciente. Qu'est-ce que ça t'a appris sur ton rapport à la consommation et à l'impact ?

Je voyage de manière extrêmement minimaliste, pour pouvoir avancer le plus vite possible et boucler le parcours dans mes contraintes de temps. Donc c'est juste mon vélo, un kit, un compteur, une trousse à outils, un petit duvet et un bivouac au cas où je ne trouve pas d'hôtel, un téléphone, et du carburant, c'est-à-dire de la nourriture et de l'eau. Le rythme de chaque journée est tout aussi simple : rouler, dormir, manger, boire, et prendre le paysage.

Que penses-tu que ce projet dit du lien entre l'effort humain, un matériel durable, et l'impact environnemental ?

Ce projet montre à quel point notre belle planète est fragile, et, en même temps, qu'on peut trouver beaucoup de joie à vivre simplement.

Le kit qui a tenu du Cercle polaire arctique au Tropique du Cancer, sans broncher.

Découvrir le kit de Florian

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le projet Arctic Tropic ?

Arctic Tropic est le projet cycliste en solo de Florian Moreau, 9 400 km du Cap Nord, à la pointe de la Norvège, jusqu'au Tropique du Cancer dans le Sahara occidental. Il l'a bouclé en 27 jours, en intégrant la course ultra-distance Northcap-Tarifa sur les deux premiers tiers du parcours.

Quelles pièces Velor Florian Moreau a-t-il portées pendant Arctic Tropic ?

Un tour de cou fabriqué à partir de maillots de cyclisme recyclés, la veste et le gilet coupe-vent Velor, un maillot Velor, et un cuissard Velor, portés en alternance sur tous les climats du parcours, du cercle polaire au Sahara.

Comment le kit Velor a-t-il tenu sur 9 400 km ?

Sans le moindre souci. Florian ne rapporte aucun problème de frottement, de couture, d'élasticité ou de décoloration sur la moindre pièce Velor, sur toute la distance. La seule défaillance de matériel du voyage est venue d'une combinaison non-Velor testée pour la course, qui a causé des irritations assez sérieuses pour nécessiter un arrêt en pleine course.

Qu'est-ce que le voyage a révélé sur le changement climatique en Europe ?

Les signes les plus nets n'étaient pas dans le Sahara, mais en France, en Andorre et en Espagne, où une canicule a fait grimper les températures au-delà de 40°C et déclenché des feux de forêt juste après le passage de Florian, avec des températures y dépassant celles de sa dernière semaine en Afrique.

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Acheter le kit de Florian

Les trois pièces qui ont tenu du Cercle polaire arctique au Tropique du Cancer sans le moindre souci.


Un grand merci à Florian pour son temps, et pour avoir porté Velor du cercle polaire au Tropique du Cancer. Découvrez toute la gamme Velor sur velor-cycling.com.