Cet événement ne demande pas la perfection. Il demande de l’adaptation.
Sur plus de 1200 km et plus de 16 000 mètres de dénivelé, Florian Moreau ne s’est pas contenté de terminer la Desertus Bikus. Il l’a remportée.

En roulant pendant plus de 50 heures, avec une vitesse moyenne supérieure à 23 km/h, sa performance reflète ce qu’est réellement l’ultra-cyclisme : de la régularité, de la stratégie et du contrôle.
Nous avons demandé à Florian de revenir sur sa course, son approche et ce qu’il faut pour performer à ce niveau.

Photo de départ sur la Desertus Bikus
Comment décrirais-tu la Desertus Bikus ?
C’est une magnifique traversée de l’Espagne. Les checkpoints sont toujours des lieux incroyables à découvrir.
Mais au-delà des paysages, il y a aussi l’aspect compétitif de la course, qui me motive énormément.
J’étais déjà venu l’année dernière, mais je n’étais pas dans les bonnes conditions pour performer. Cette fois, je voulais revenir préparé et viser les premières places.
Tu as maintenu plus de 23 km/h de moyenne pendant plus de 50 heures — comment construit-on ce type de performance ?
« Cela fait maintenant plus de quatre ans que je pratique l’ultra-distance.
Ce que j’aime le plus, c’est construire moi-même mon itinéraire — trouver le chemin le plus rapide, même si ce n’est pas toujours le plus direct ni le plus facile.
Je ne suis pas de plan d’entraînement strict. J’essaie simplement de rouler autant que possible, souvent pour mes déplacements quotidiens, avec le même setup qu’en course. »
Tu as passé plus de 90 % du temps en mouvement — comment gères-tu l’effort, les arrêts et le sommeil ?
Ma stratégie consiste à m’arrêter le moins possible pendant les premières 24 heures.
J’emporte avec moi tout ce dont j’ai besoin pour manger afin de continuer à avancer.
Un arrêt de 2 à 3 minutes se transforme rapidement en distance perdue.
Pour le sommeil, je me concentre beaucoup sur les deux semaines précédant la course — avoir un sommeil de qualité fait vraiment la différence.
Pendant la course, je m’adapte en fonction de la situation.

Quel a été le moment le plus difficile de la course ?
« La dernière nuit a clairement été la plus difficile.
La deuxième journée a pris plus de temps que prévu, donc j’ai dû traverser une nuit supplémentaire que je n’avais pas anticipée.
J’ai utilisé des micro-siestes pour rester concentré et continuer à rouler en sécurité. »
Sur un effort aussi long, qu’attends-tu de ton équipement ?
« Sur les courses ultra-distance, il faut un équipement que l’on connaît parfaitement.
Le confort et la fiabilité sont essentiels.
Pour moi, les vêtements Velor répondent totalement à ce besoin. »
L’ultra-cyclisme, c’est une question de maîtrise
L’ultra-distance ne consiste pas simplement à pousser plus fort.
Il s’agit de gérer :
- l’effort
- le sommeil
- les décisions
- l’équipement
Quand tout s’aligne, la performance suit.
>Photos by Florian & Jennifer Nguyen (@jennifernguyen.p)
